La rentrée a ce petit défaut de nous coincer entre deux saisons, avec des matins frais et des après-midis encore tièdes. Pour ce moment un peu flottant, Sessùn sort la Parkless, une veste courte à l’esprit teddy dans un caramel très doux, taillée pour se glisser sur un tee-shirt sans qu’on se pose de question. C’est le genre de pièce qui règle une silhouette en une seconde.
Une coupe courte à l’esprit teddy
La Parkless mise tout sur sa ligne. Coupe boîte, longueur qui s’arrête à la taille, épaules dégagées et manches courtes à revers : on est sur un vrai vestiaire de mi-saison, pas sur un manteau qu’on ressort en novembre. Le col montant boutonné et les grosses poches plaquées lui donnent ce côté workwear un peu masculin qui empêche l’ensemble de tomber dans le mignon.
La matière fait beaucoup ici. Sessùn l’a pensée dans un mélange à la teinte alpaga, cette nuance chaude entre le beige et le caramel qui va avec à peu près tout. Non doublée, elle reste souple, sans cette rigidité de carton qu’on redoute parfois sur les vestes structurées. Comptez 245 euros, ce qui la place dans la fourchette raisonnable de la marque pour une pièce d’extérieur travaillée.
Comment la porter sans se prendre la tête
Le plus simple reste aussi le plus efficace. Un tee-shirt blanc qui dépasse aux manches, un pantalon large dans les tons chocolat ou écru, et la Parkless posée par-dessus : voilà une tenue de rentrée qui a l’air pensée alors qu’elle vous a pris trois minutes. Le camaïeu de bruns fonctionne particulièrement bien, mais rien ne vous empêche de casser le tout avec un jean brut et des bottines.
Sa longueur courte demande juste un poil d’attention. Elle appelle une taille haute pour équilibrer, sinon la silhouette se tasse. Avec un pantalon fluide ou une jupe midi, par contre, elle fait exactement ce qu’on lui demande. Et pour les premiers froids, elle se superpose très bien sous un manteau plus long, en couche intermédiaire.
Sessùn, la Marseillaise qui avance sans bruit
Derrière la Parkless, il y a une maison qu’on ne présente presque plus. Fondée à Marseille, Sessùn cultive depuis des années ce vestiaire féminin un peu artisanal, aux teintes douces et aux coupes qui vieillissent bien. La marque ne cherche jamais l’effet spectaculaire, et c’est justement ce qui plaît : on achète une pièce Sessùn en sachant qu’on la portera encore dans trois saisons.
Cette veste s’inscrit dans la collection Automne-Hiver 2026, aux côtés de manteaux plus longs et de mailles épaisses. Pour ma part, c’est cette version courte qui retient l’attention. Elle a ce petit air décontracté qui manque souvent aux vestes trop sérieuses.
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Crédit photo : Sessùn

