Il y a des sacs qu’on garde dix ans sans se poser de questions, et le Le Pliage de Longchamp fait partie de cette catégorie à part. La maison décline ici sa pièce la plus connue en format voyage, taille L, dans un coloris olive qui tombe pile pour l’automne. Comptez 155 euros pour un sac de 30 litres qui, une fois vide, se replie à plat et se range dans un tiroir. C’est tout l’intérêt du modèle, et ça n’a pas pris une ride.
Une toile recyclée et du cuir fauve
La silhouette n’a pas bougé : une toile en nylon un peu rigide, le rabat trapézoïdal fermé par un bouton-pression doré, et ces poignées en cuir de Russie couleur fauve qui tranchent sur le vert. Le détail qui compte en 2026, c’est la matière. Le tissu est désormais une toile polyamide composée d’au moins 70 % de fibres recyclées, avec une enduction intérieure. On reste sur le toucher et la tenue d’origine, mais avec un bilan un peu plus propre, ce qui est appréciable sur un sac vendu par centaines de milliers.
Côté dimensions, on est bien sur un vrai bagage d’appoint : 45 cm de large à la base, 35 cm de haut, 23 cm de profondeur. La fermeture se fait au zip et au bouton-pression, et vous avez deux poches plaquées à l’intérieur pour ne pas perdre les clés au fond. L’ensemble pèse 392 grammes, autant dire rien. Le tire-zip argenté foncé et le bouton doré restent les deux seules touches de métal, fidèles au dessin historique.
Le bon format pour un aller-retour
Trente litres, c’est la contenance qui manque souvent. Trop grand pour un sac à main, pas assez encombrant pour une valise : ce Le Pliage se glisse sous le siège d’un train, avale un week-end à deux jours de vêtements, ou sert de second bagage par-dessus une petite valise cabine. Le fait qu’il se plie à plat change tout au retour, quand on rentre les bras chargés et qu’on veut juste le ranger sans lui trouver une place.
L’olive, lui, fait le job sur à peu près tout. Un jean brut, un trench camel, une maille écrue : la couleur se marie sans effort et vieillit mieux qu’un coloris trop marqué. Pour celles et ceux qui hésitent, la gamme existe aussi en marine, galet, moka ou noir, mais l’olive a ce petit côté terreux qui colle à la saison.
Bref, rien de révolutionnaire ici, et c’est précisément le propos. Longchamp ne réinvente pas un classique né en 1993, il le garde vivant avec une matière recyclée et un coloris bien choisi. À 155 euros, c’est le genre d’achat qu’on ne regrette pas souvent.
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Crédit photo : Longchamp

