Il y a des bijoux qui jouent la carte du minimalisme, et puis il y a ceux qui assument de se voir. Les boucles d’oreilles Dentelle Vintage d’Aurélie Bidermann sont clairement de la deuxième famille. Deux pastilles ajourées qui descendent le long de l’oreille, un motif de dentelle figé dans l’or, et cette impression bizarre que le métal a gardé la souplesse du tissu. À 345 euros la paire, ce sont des boucles qui se remarquent sans crier.
Une vraie dentelle, coulée dans le métal
Le truc, avec cette pièce, c’est son point de départ. La collection Dentelle part de véritables étoffes anciennes, que la maison reproduit à l’identique dans le laiton recouvert d’or jaune 750/1000. Résultat, le dessin ajouré n’a rien d’un motif dessiné à la va-vite sur ordinateur : on retrouve les irrégularités, les petits trous, la trame un peu folle de la dentelle d’origine. C’est ce qui donne à l’ensemble son côté vivant, presque organique.
Visuellement, on est sur deux médaillons ovales légèrement bombés, reliés à un petit fermoir lui aussi travaillé en dentelle. La dorure à l’or 18 carats attrape la lumière par petites touches, sans l’effet miroir un peu tape-à-l’œil des bijoux ultra-brillants. Bref, c’est doré, mais avec de la retenue.
Comment les porter sans en faire trop
Des boucles aussi présentes, ça se pose sur une base plutôt sobre. Un col roulé noir, une chemise blanche bien nette, une petite robe unie : laissez-les faire le travail. L’automne va d’ailleurs assez bien à ce genre de pièce, entre les cols montants et les cheveux relevés qui les dégagent complètement.
Cheveux détachés, elles se devinent et jouent la discrétion ; en chignon, elles prennent toute la place. À vous de doser selon l’envie du jour. Ce que je vous déconseille, par contre, c’est de les empiler avec un gros collier travaillé et trois bracelets : là, ça devient vite too much. Une pièce forte à la fois, ça suffit largement.
La signature d’une maison parisienne
Aurélie Bidermann, c’est une maison de bijoux parisienne qui navigue depuis le milieu des années 2000 entre la vraie joaillerie et la fantaisie plaquée or. Et la Dentelle, c’est un peu sa carte d’identité : on la reconnaît au premier coup d’œil, déclinée en boucles, en manchettes ou en pendentifs.
À 345 euros, on n’est pas sur de l’or massif, il faut le savoir, mais sur une dorure soignée qui fait très bien illusion pour un budget accessoire. Pour une pièce qui a une vraie histoire derrière elle, et qui traverse les modes sans broncher, ça se considère tout à fait.
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Crédit photo : Aurélie Bidermann

