Il y a des sacs qui se tiennent droits comme des piquets, et puis il y a le Penelope. Wandler l’a pensé mou, presque avachi, avec cette matière qui prend le pli du bras et garde la marque du geste. Dans sa version Acai, un suède aubergine très profond, il tire vers le prune sans jamais virer au violet criard. C’est la couleur qui manquait au vestiaire de septembre, quand le noir fait trop sévère et le camel trop sage.
Un suède qui vit sa vie
La forme est celle d’un petit polochon aplati, une besace souple qui se pose sur la hanche et se creuse au fil de la journée. Le suède mat capte la lumière par plaques, plus clair là où la main passe, plus sombre dans les replis. Ce n’est pas un défaut, c’est le principe : la pièce se patine, se froisse, et gagne du caractère au lieu d’en perdre. La bride, elle, tranche en cuir grainé plus foncé, presque noir, avec une boucle dorée qui fait tout le bijou de l’ensemble. Deux textures, deux profondeurs de couleur, et un contraste qui évite l’effet total look aubergine un peu lourd.
Trois façons de le porter
Wandler a fait de la lanière réglable son argument principal. Vous la rallongez pour un port croisé, mains libres, sac calé sur la hanche. Vous la raccourcissez et il remonte à l’épaule, plus habillé. Et si l’envie vous prend, la bride se glisse dans la paume et le Penelope devient un pochon qu’on tient à la main. Un seul sac, trois silhouettes, ce qui n’est pas rien quand on hésite entre l’utile du matin et le soigné du soir. Le format reste raisonnable, de quoi loger l’essentiel sans se transformer en cabas.
La patte Wandler
La maison est née à Amsterdam, portée par Elza Wandler, et fabrique en Italie, du côté de la Vénétie, ces cuirs et suèdes qu’elle aime laisser bruts. Chaque modèle porte un prénom, façon de traiter le sac comme un compagnon plutôt qu’un accessoire jetable. Le Penelope coche cette case du sac qui n’a pas peur de se marquer, celui qu’on garde des années et qui raconte, à force, un peu de vos trajets.
Comptez 495 euros, ce qui place la pièce dans le registre du petit investissement mode, pas de l’achat coup de tête. Pour un suède fabriqué en Italie et une couleur pareille, on a vu bien moins tenable. À vous de voir si l’aubergine trouve sa place dans votre rentrée.
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Crédit photo : Wandler

