Il y a des pièces qui font basculer une garde-robe vers l’automne sans qu’on ait à toucher au reste. La veste Liban de Nanushka fait partie de celles-là. Un brun profond, presque chocolat, une coupe droite qui tombe à mi-cuisse, et cette ceinture qu’on noue ou qu’on retire selon l’humeur. On la regarde et on sait déjà qu’elle va tourner tout l’hiver.

Du cuir, mais pas vraiment

Nanushka a bâti sa réputation là-dessus : proposer l’allure du cuir sans le cuir. La Liban est taillée dans ce que la marque appelle l’Okobor, sa matière maison qui imite la peau. Dans le détail, on est sur 60 % de polyuréthane et 40 % de polyester recyclé. Le résultat a le tombé souple et le fini légèrement satiné d’un vrai cuir, sans l’aspect rigide qu’on redoute parfois avec les alternatives végétales.

La coupe est ajustée sans serrer, plutôt slim et bien droite, longueur midi (83 cm dos). Col cranté façon blazer, poches sur les côtés, une fausse poche poitrine passepoilée pour la ligne. La ceinture se boucle par un anneau métallique et se détache complètement quand on préfère la porter ouverte. Fabrication hongroise, comme le reste de la maison.

Comment la porter sans y penser

C’est le genre de veste qui se débrouille toute seule. Sur un jean brut et des bottes, elle donne tout de suite une silhouette un peu travaillée alors que vous n’avez rien fait. Ceinturée par-dessus une robe fine, elle marque la taille et transforme une tenue de rien du tout en quelque chose de posé.

Le brun est ce qui la rend facile. Il s’accorde au camel, au crème, au kaki, au noir sans discuter, et il réchauffe les teintes froides de l’arrière-saison. Pour celles qui hésitent avec les cuirs très noirs qui durcissent le visage, ce chocolat est nettement plus doux à porter au quotidien.

Le pari de Nanushka

Fondée à Budapest par Sandra Sandor, Nanushka avance depuis des années sur ce terrain : une mode désirable qui essaie de se passer des matières animales sans sacrifier le style. La Liban en est une bonne illustration. On n’est pas sur un gadget militant, mais sur une veste qui tient la route esthétiquement d’abord, avec l’argument matière en prime.

Reste le prix : 825 € pour du polyuréthane, ça se discute, et Nanushka le sait. Mais on paie ici la coupe, le fini et une signature qui se reconnaît. Pour une pièce qu’on va porter d’octobre à mars, du bureau au dîner, le calcul se tient plutôt bien.

^^

Crédit photo : Nanushka

From iA OOPS!

Autres Look

>