Il y a des chaussures qui ne cherchent pas à en faire trop, et qui finissent par tout emporter. La Wilma d’Aeyde fait partie de celles-là. Une lanière en tong, un bout carré, un talon aiguille court, le tout dans un cuir nappa couleur crème qui attrape la lumière sans jamais crier. On est à 345 euros, sur une pièce pensée pour les beaux jours, mais qui a assez de tenue pour ne pas rester au placard dès septembre.

Le détail qui change tout : la tong revisitée

La tong a longtemps traîné une réputation de claquette de plage, et voilà qu’elle passe côté sophistiqué. Aeyde reprend l’idée de l’entredoigt mais la monte sur un talon aiguille sculpté, avec un bout carré qui casse net le côté estival. Résultat, une silhouette allongée, presque graphique, qui joue sur le contraste entre la simplicité de la bride et la précision du talon.

Le cuir nappa crème fait beaucoup dans l’équation. C’est une teinte douce, un peu ivoire, qui va aussi bien avec un jean brut qu’avec une robe fluide. Et comme le modèle mise sur une seule lanière, rien ne vient encombrer le pied. On garde une ligne épurée, ce genre de sandale qui se remarque justement parce qu’elle ne surjoue pas.

Comment la porter sans se tromper

La bonne nouvelle avec un talon fin mais raisonnable, c’est qu’on peut la mettre toute la journée. En été, elle glisse sous une robe longue en lin ou un pantalon large en coton, et elle relève l’ensemble d’un cran. Côté soirée, elle se marie très bien avec une jupe satinée ou un tailleur clair, dans un registre monochrome qui reste dans l’air du temps.

Le crème appelle les tons naturels : beige, sable, kaki doux, blanc cassé. Mais rien n’empêche de la faire ressortir sur du noir ou du chocolat pour un effet plus tranché. C’est une pièce caméléon, et c’est précisément ce qui justifie le prix.

Aeyde, le vestiaire chaussures pensé à Berlin

Derrière la marque, il y a une idée simple : dessiner à Berlin, fabriquer en Italie. La Wilma sort d’ateliers familiaux spécialisés dans le cuir, avec ce savoir-faire transmis de génération en génération que revendique la maison. Ça se sent dans les finitions et dans la souplesse du nappa.

Aeyde s’est fait un nom sur ce créneau du beau basique, la chaussure qu’on garde plusieurs saisons plutôt que l’achat coup de tête. La Wilma coche cette case. Pas la sandale la plus spectaculaire de l’été, mais probablement l’une de celles qu’on remettra le plus souvent.

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Crédit photo : Aeyde

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